<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Oui, j&apos;ai le temps de Lire</title><link>http://tempsdelire.canalblog.com/</link><description>... ou je le prends. Des critiques subjectives de livres r&#xe9;cents.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 06 Dec 2009 07:14:21 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Le treizi&#xe8;me conte - Diane Setterfield</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/03/25/4111234.html</link><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/03/25/4111234.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4111234/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/03/25/4111234.html</guid><description>&lt;p&gt;Ne vous d&#xe9;tournez pas de ce superbe roman, au seul motif de ma formidable inactivit&#xe9; sur ce blog depuis trois semaines. Cela n&apos;ayant rien &#xe0; voir avec Le treizi&#xe8;me conte, bien au contraire. Happ&#xe9;e par des pr&#xe9;textes fallacieux tels que d&#xee;ners, travail, soir&#xe9;e Nouvelle Star, j&apos;ai pu remonter la pente gr&#xe2;ce &#xe0; Diane Setterfield et retrouver la voie de la lecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/52/09/119080/10751510.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;13_conte&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/52/09/119080/10751510_p.jpg&quot; width=&quot;188&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Fabuleux, un nouveau roman typiquement anglais avec ce qu&apos;il faut de brumes, une famille aristocratique perdue dans ses secrets de famille et pour cadre un beau manoir solitaire sur la lande. Deux histoires parall&#xe8;les, non sans point commun, deux h&#xe9;ro&#xef;nes aux caract&#xe8;res affirm&#xe9;s avec une pointe de sexualit&#xe9; trouble qui pimente un roman dans la grande tradition anglaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pr&#xe9;sentation de l&apos;&#xe9;diteur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Vida Winter, auteur de best-sellers vivant &#xe0; l&apos;&#xe9;cart du monde, s&apos;est invent&#xe9; plusieurs vies &#xe0; travers des histoires toutes plus &#xe9;tranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd&apos;hui &#xe2;g&#xe9;e et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l&apos;extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre &#xe0; sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l&apos;invite &#xe0; un voyage dans son pass&#xe9;, &#xe0; la d&#xe9;couverte de ses secrets. Margaret succombe &#xe0; la s&#xe9;duction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l&apos;imaginaire ; et elle ne croit pas au r&#xe9;cit de Vida. Les deux femmes confrontent les fant&#xf4;mes qui participent de leur histoire et qui vont les aider &#xe0; cerner leur propre v&#xe9;rit&#xe9;. Dans la veine du c&#xe9;l&#xe8;bre Rebecca de Daphn&#xe9; Du Maurier, ce roman myst&#xe9;rieux et envo&#xfb;tant est &#xe0; la fois un conte gothique o&#xf9; il est question de maisons hant&#xe9;es et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode &#xe0; la magie des livres. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne serait la note de l&apos;&#xe9;diteur, je n&apos;aurais pu imaginer que l&apos;auteur est une contemporaine de 30 ans.&lt;br /&gt;Elle m&apos;a men&#xe9;e avec une facilit&#xe9; et une grande d&#xe9;lectation dans cet univers du 19&#xe8;me si&#xe8;cle, &#xe0; la rencontre de personnages originaux, d&#xe9;routants. On rencontrera des jumelles sauvageonnes, un fr&#xe8;re en adoration devant sa &lt;font color=&quot;#000000&quot; style=&quot;FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 115%;&quot;&gt;sœur&lt;/font&gt;, une gouvernante aux m&#xe9;thodes r&#xe9;volutionnaires, un m&#xe9;decin fin litt&#xe9;raire, des m&#xe8;res en difficult&#xe9;s, un jardinier et une nourrice tr&#xe8;s d&#xe9;vou&#xe9;s et des secrets bien gard&#xe9;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux h&#xe9;ro&#xef;nes, l&apos;auteur &#xe0; succ&#xe8;s et la jeune libraire biographe s&apos;affrontent, se d&#xe9;fient et s&apos;admirent avec une richesse de d&#xe9;tails, d&apos;images puissantes extr&#xea;mement r&#xe9;jouissantes.&lt;br /&gt;A lire tr&#xe8;s vite, une belle pause hors du temps et de la politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Plon paru le 18 janvier 2007 - 21€&lt;/font&gt; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 25 Mar 2007 08:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Comment traire une poule ? - Marie et Hubert Deveaux</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/03/05/4217773.html</link><category>Deveaux Marie et Hubert</category><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/03/05/4217773.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4217773/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/03/05/4217773.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/00/04/119080/11050731.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;traire_poule&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/00/04/119080/11050731_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Une fausse bonne id&#xe9;e ou l&apos;arroseur arros&#xe9;? &lt;br /&gt;J&apos;ai achet&#xe9; ce livre avec la sournoise intention de le faire lire &#xe0; mon mari et de le d&#xe9;tourner &#xe0; tout jamais de ces vell&#xe9;it&#xe9;s campagnardes. &lt;br /&gt;Ne plus jamais entendre vanter les louanges de la vie au grand air, la beaut&#xe9; de la nature, l&apos;authenticit&#xe9; des ruraux,... je pensais avoir trouv&#xe9; le passeport pour la tranquillit&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, je l&apos;ai d&#xe9;vor&#xe9;, j&apos;ai rican&#xe9; et me suis sentie confort&#xe9;e dans mes positions, la meilleure maison de campagne c&apos;est celle des autres. &lt;br /&gt;Il n&apos;y a aucune n&#xe9;cessit&#xe9; &#xe0; en poss&#xe9;der une, sous peine de s&apos;astreindre &#xe0; des contraintes d&apos;allers-retours tous les week-ends et &#xf4;ter vous de l&apos;esprit, toute id&#xe9;e bucolique de journ&#xe9;e pass&#xe9;e dans le jardin ou en promenade, il faudra d&apos;abord perdre deux heures dans l&apos;Intermarch&#xe9; local, ne pas tra&#xee;ner au lit samedi matin afin de ne pas rater le march&#xe9;,.. et rentrer le dimanche soir avec tous vos coreligionnaires, sortir les enfants endormis de la voiture, d&#xe9;faire les bagages (oui, m&#xea;me pour 2 jours il y en a, comme du linge sale).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#xe9;sentation de l&apos;&#xe9;diteur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Le monde change... et la campagne aussi ! La preuve ? Il y a de plus en plus de citadins qui laissent tomber le bitume des cit&#xe9;s pour les verts p&#xe2;turages. Qu&apos;ils soient &#xe9;leveurs de ch&#xe8;vres, post soixante-huitards, n&#xe9;o-ruraux, rurbains exploitants de chambres d&apos;h&#xf4;tes ou r&#xe9;sidents secondaires, tous sont confront&#xe9;s aux m&#xea;mes questions existentielles auxquelles ce manuel essaie de r&#xe9;pondre avec pragmatisme et... humour. Un coq est-il indispensable pour que la poule ponde un œuf ? Quelle est la diff&#xe9;rence entre un bœuf et un taureau, le Ricard et le Pastis 51, la SAFER et la DDE ? Peut-on laisser monter une salade ? Si oui, sur quoi ? Est-ce que &#xe7;a rapporte de faire &amp;quot; chambres d&apos;h&#xf4;tes &amp;quot; ? Si oui, combien ?... etc.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tous ceux qui ont des envies de campagne, ont d&#xe9;j&#xe0; pris leur d&#xe9;cision de quitter la ville ou juste envie de se moquer des amateurs de r&#xe9;sidences secondaires, emparez-vous du livre &amp;quot;Comment traiter les poules ?&amp;quot;. Le sujet du livre m&apos;a enchant&#xe9;, le dessin sur la couverture est dr&#xf4;lissime et je n&apos;ai pas &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;&#xe7;ue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon seul reproche concerne finalement le manque de r&#xe9;alisme sur la nature des relations que l&apos;on peut avoir avec des entreprises lorsqu&apos;on se lance dans des travaux de r&#xe9;novation. C&apos;est bien en-dessous de la r&#xe9;alit&#xe9;, la v&#xe9;rit&#xe9; se situe entre le cauchemar et un film des Charlots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour finir, une fois donn&#xe9; ledit ouvrage &#xe0; son destinataire, celui-ci n&apos;a eu que quelques mots elliptiques : &amp;quot;C&apos;est amusant, mais cela reste un livre, nous ce ne sera jamais comme &#xe7;a !&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Chiflet &amp;amp; Cie paru le 2 novembre 2006 - 126 pages - 10€&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 05 Mar 2007 20:58:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;amour est une chose &#xe9;trange - Joseph Connolly</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/02/23/4110504.html</link><category>Connolly Joseph</category><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/02/23/4110504.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/4110504/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/02/23/4110504.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/74/15/119080/10749976.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;173&quot; alt=&quot;connolly&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/15/119080/10749976_p.gif&quot; width=&quot;110&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le titre a des accents d&apos;eau de rose, qui ne refl&#xe8;te absolument pas l&apos;esprit du livre. Le parfum de ce livre serait plut&#xf4;t le souffre.&lt;br /&gt;L&apos;ai-je aim&#xe9; ? Pas vraiment, cet univers glauque, triste et sadique m&apos;a franchement d&#xe9;plu, j&apos;arr&#xea;te les qualificatifs avant de vous d&#xe9;go&#xfb;ter d&#xe9;finitivement d&apos;ouvrir le dernier Joseph Connolly. &lt;br /&gt;Pourtant j&apos;aurais d&#xfb; &#xea;tre plus circonspecte dans mon choix, je n&apos;avais pas &#xe9;t&#xe9; tr&#xe8;s enthousiasm&#xe9;e par son pr&#xe9;c&#xe9;dent ouvrage &amp;quot;Vacances anglaises&amp;quot; (L&apos;Olivier, 2000), adapt&#xe9; au cin&#xe9;ma par Michel Blanc sous le titre Embrassez qui vous voudrez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pr&#xe9;sentation de l&apos;&#xe9;diteur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Banlieue de Londres, ann&#xe9;es 50. La famille Coyle est au bord de l&apos;explosion : le p&#xe8;re partage son temps entre un boulot minable, une prostitu&#xe9;e, le whisky et le poker ; la m&#xe8;re tente tant bien que mal de faire tourner la maison -, la fille se rebelle contre une &#xe9;ducation religieuse trop rigide -, le fils ne r&#xea;ve que d&apos;une chose, avoir comme son meilleur copain un poste de t&#xe9;l&#xe9;vision. Lorsque l&apos;appareil tant convoit&#xe9; arrive enfin, pour Clifford, le bonheur est total. Mais la catastrophe est proche. Les m&#xe9;saventures des Coyle, cont&#xe9;es tour &#xe0; tour par les quatre membres de cette famille, sont l&apos;occasion pour Joseph Connolly de mettre en sc&#xe8;ne les bouleversements de la soci&#xe9;t&#xe9; anglaise d&apos;apr&#xe8;s-guerre. Et de passer au vitriol des notions aussi &amp;quot; d&#xe9;pass&#xe9;es &amp;quot; que l&apos;amour, la fid&#xe9;lit&#xe9;, la maternit&#xe9;. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pr&#xe9;sentation tr&#xe8;s &#xe9;dulcor&#xe9;e, omet d&apos;&#xe9;voquer les autres th&#xe8;mes du livre qui sont l&apos;inceste, le viol, le sadisme, le prox&#xe9;n&#xe9;tisme,... tout un programme.&lt;br /&gt;Pour autant, il serait r&#xe9;ducteur de r&#xe9;sumer ce livre avec ces quelques mots, il y a de tr&#xe8;s bons passages, les r&#xe9;flexions des membres de la famille, surtout dans la premi&#xe8;re partie sont tr&#xe8;s fortes, tr&#xe8;s justes. Connolly d&#xe9;peint parfaitement la vie dans les ann&#xe9;es 50, les sentiments, les espoirs et d&#xe9;sillusions de chacun sont &#xe9;mouvants.&lt;br /&gt;Mais au fil des pages, cela s&apos;alourdit et finit dans des situations apocalyptiques, sans grand souci de cr&#xe9;dibilit&#xe9;. En refermant le livre, le go&#xfb;t qu&apos;il laisse est amer, une sensation d&apos;&#xe9;coeurement, vite passons &#xe0; autre chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Flammarion paru en janvier 2007 - 480 pages - 19,90€&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 23 Feb 2007 21:08:00 GMT</pubDate></item><item><title>La vie aux aguets - William Boyd</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/02/12/3972158.html</link><category>Boyd William</category><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/02/12/3972158.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3972158/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/02/12/3972158.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/57/08/119080/10385609.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/09/41/119080/10386040.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;boyd1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/09/41/119080/10386040_p.jpg&quot; width=&quot;197&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Attention, je ne rembourserai pas ce livre comme a pu le promettre Bernard Pivot* pour un pr&#xe9;c&#xe9;dent ouvrage de William Boyd, &#xe0; ceux qui ne l&apos;aimeraient pas. Pourtant, je suis s&#xfb;re que vous l&apos;appr&#xe9;cierez autant que moi. Sans vous en rendre compte, l&apos;&#xe9;nigmatique dame anglaise va vous happer dans le tourbillon de sa jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pr&#xe9;sentation de l&apos;&#xe9;diteur&lt;br /&gt;Pendant la canicule de l’&#xe9;t&#xe9; 1976, dans la campagne oxonienne, une jeune femme rend visite &#xe0; sa m&#xe8;re, dont les propos la d&#xe9;sar&#xe7;onnent. Que penser en effet quand votre m&#xe8;re si anglaise, si digne, vous annonce tout de go qu’elle n’est pas Sally Gilmartin mais Eva Delectorskaya, une &#xe9;migr&#xe9;e russe et une ex-espionne de haut vol ? Et pourtant Ruth Gilmartin doit s’y r&#xe9;soudre : tout est vrai. Depuis trente et quelques ann&#xe9;es, pour tenter de retrouver la s&#xe9;curit&#xe9;, voire sauver sa peau, Sally-Eva a &#xe9;chafaud&#xe9; avec soin le plus vraisemblable des mensonges. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Au fil de la lecture du m&#xe9;moire que lui remet sa m&#xe8;re, Ruth voit sa vie basculer. &#xc0; qui se fier ? &#xc0; personne justement, comme le voulait la r&#xe8;gle num&#xe9;ro un du s&#xe9;duisant et myst&#xe9;rieux Lucas Romer qui a recrut&#xe9; Eva en 1939 pour les services secrets britanniques. Mais Ruth comprend. Si Eva se d&#xe9;couvre maintenant, c’est qu’elle a besoin de l’aide de sa fille pour accomplir sa derni&#xe8;re mission : r&#xe9;gler une fois pour toutes son compte &#xe0; un pass&#xe9; qui, du Nouveau-Mexique &#xe0; un petit village de l’Oxfordshire, s’acharne &#xe0; vouloir rattraper une vie, d&#xe9;j&#xe0; depuis longtemps, habit&#xe9;e par la peur. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bas&#xe9; sur des faits r&#xe9;els, ce roman aux accents de thriller est passionnant, quelle joie de retrouver Boyd en grande forme. J&apos;avais d&#xe9;croch&#xe9; depuis quelques ann&#xe9;es, lass&#xe9;e par ses nouvelles et romans sans grand int&#xe9;r&#xea;t.&lt;br /&gt;Dans &amp;quot;La vie aux aguets&amp;quot;, le pass&#xe9; et le pr&#xe9;sent se juxtaposent facilement, les &#xe9;v&#xe8;nements s&apos;encha&#xee;nent rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour vous convaincre lisez les premi&#xe8;res lignes et vous ne reposerez pas le livre.&lt;br /&gt;Cette histoire continuera &#xe0; vous hanter encore quelques temps, vous vous retournerez fr&#xe9;quemment pour v&#xe9;rifier si vous n&apos;&#xea;tes pas suivi par exemple, peut-&#xea;tre que vous ne lirez plus les journaux aussi cr&#xe9;dulement !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*En 1985, dans son &#xe9;mission de t&#xe9;l&#xe9;vision &amp;quot;Apostrophes&amp;quot; Bernard Pivot propose, en direct, de rembourser tout lecteur insatisfait par le roman: &amp;quot;Comme neige au soleil&amp;quot;. Ainsi d&#xe9;bute le succ&#xe8;s de William Boyd en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Seuil, paru en f&#xe9;vrier 2007 - 23€ (notez la date de parution et celle de mon commentaire !)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 12 Feb 2007 17:46:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;&#xe9;l&#xe9;gance du h&#xe9;risson - Muriel Barbery</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/02/07/3914375.html</link><category>Barbery Muriel</category><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/02/07/3914375.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3914375/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/02/07/3914375.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/52/70/119080/10225789.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;herisson&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/52/70/119080/10225789_p.jpg&quot; width=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Attention les propos qui vont suivre vont certainement vous surprendre, venant d&apos;une personne aussi mesur&#xe9;e que moi.&lt;br /&gt;J&apos;ai ador&#xe9; ce livre, d&apos;y repenser j&apos;en glousse encore. Comment d&#xe9;crire en quelques mots, la jubilation qui s&apos;est empar&#xe9;e de moi en lisant &amp;quot;L&apos;&#xe9;l&#xe9;gance du h&#xe9;risson&amp;quot;, la confrontation de deux univers antagonistes dans le confort feutr&#xe9; d&apos;un bel immeuble parisien. Tous les d&#xe9;lices de l&apos;hypocrisie, des faux-semblants, le para&#xee;tre et le faire-croire r&#xe9;unis pour ma plus grande joie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#xe9;sentation de l&apos;&#xe9;diteur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&amp;quot;Je m&apos;appelle Ren&#xe9;e, j&apos;ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j&apos;ai des oignons aux pieds et, &#xe0; en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme &#xe0; l&apos;image que l&apos;on se fait des concierges qu&apos;il ne viendrait &#xe0; l&apos;id&#xe9;e de personne que je suis plus lettr&#xe9;e que tous ces riches suffisants.&lt;br /&gt;Je m&apos;appelle Paloma, j&apos;ai douze ans, j&apos;habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis tr&#xe8;s longtemps, je sais que la destination finale, c&apos;est le bocal &#xe0; poissons, la vacuit&#xe9; et l&apos;ineptie de l&apos;existence adulte. Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis tr&#xe8;s intelligente. Exceptionnellement intelligente, m&#xea;me. C&apos;est pour &#xe7;a que j&apos;ai pris ma d&#xe9;cision : &#xe0; la fin de cette ann&#xe9;e scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. &amp;quot; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un petit extrait au hasard :&lt;br /&gt;&amp;quot;Je ne vois que la psychanalyse pour concurrencer le christianisme dans l&apos;amour des souffrances qui durent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;&#xe9;tait tellement r&#xe9;jouissant que j&apos;ai vu arriver la fin avec tristesse et je ne d&#xe9;daigne pas &#xe0; l&apos;occasion de rouvrir ce livre pour me d&#xe9;lecter de quelques passages.&lt;br /&gt;Depuis, je me surprends &#xe0; regarder ma gardienne diff&#xe9;remment, &#xe0; chercher la faille, &#xe0; tendre l&apos;oreille pour v&#xe9;rifier si elle ne regarderait pas Arte en cachette par exemple. &lt;br /&gt;Merci &lt;a href=&quot;http://cuneipage.over-blog.com/article-4499723.html&quot;&gt;Cun&#xe9; &lt;/a&gt;et &lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-4273131-6.html#anchorComment&quot;&gt;Florinette&lt;/a&gt;, vos billets m&apos;ont pouss&#xe9;e dans la librairie et je ne regrette qu&apos;une chose, avoir tard&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez d&#xe9;couvrir le blog de &lt;a href=&quot;http://muriel.barbery.net/&quot;&gt;Muriel Barbery&lt;/a&gt;, vous serez surpris par cette virtuelle parisienne.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 07 Feb 2007 21:59:00 GMT</pubDate></item><item><title>La biblioth&#xe8;que &#xe0; l&apos;&#xe9;cole</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/27/3759671.html</link><category> Le probl&#xe8;me avec ...</category><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/27/3759671.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3759671/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/27/3759671.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/64/119080/9950599.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;80&quot; alt=&quot;enf_lecture&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/40/64/119080/9950599_p.jpg&quot; width=&quot;111&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/23/63/119080/9950559.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;100&quot; alt=&quot;ecole2&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/23/63/119080/9950559_p.jpg&quot; width=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Certains parents de mes amis se sont plaints de la difficult&#xe9; de faire entrer les livres &#xe0; l&apos;&#xe9;cole. &lt;br /&gt;Quel toupet !&lt;br /&gt;Tout le monde sait que tout est mis en oeuvre, afin qu&apos;&#xe0; date fixe les enfants acc&#xe8;dent &#xe0; la biblioth&#xe8;que de l&apos;&#xe9;cole ou de la commune. &lt;br /&gt;Justement le probl&#xe8;me r&#xe9;side dans ces termes :&amp;quot;&#xe0; date fixe&amp;quot;, l&apos;acc&#xe8;s est limit&#xe9;, contingent&#xe9;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/07/88/119080/9950571.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;113&quot; alt=&quot;bibli_3&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/07/88/119080/9950571_p.jpg&quot; width=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Un de ces parents amis, s&apos;&#xe9;tait r&#xe9;jouit lors de son arriv&#xe9;e dans une nouvelle &#xe9;cole, de la proximit&#xe9; de la biblioth&#xe8;que municipale. En effet, tr&#xe8;s astucieusement une des portes dudit &#xe9;difice public ouvre directement sur la cour de r&#xe9;cr&#xe9;ation. &lt;br /&gt;Enchant&#xe9;, na&#xef;f qu&apos;il &#xe9;tait, il voyait d&#xe9;j&#xe0; ces enfants aller-venir &#xe0; la bibiloth&#xe8;que, &#xe0; l&apos;heure du d&#xe9;jeuner par exemple.&lt;br /&gt;C&apos;&#xe9;tait sans compter avec les complications administratives et le bel enthousiasme des biblioth&#xe9;caires &amp;quot;et quand est-ce qu&apos;on va d&#xe9;jeuner nous ?&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces parents d&apos;&#xe9;l&#xe8;ves ne doutent de rien, ils devraient pourtant savoir que les biblioth&#xe8;ques sont d&#xe9;j&#xe0; ouvertes avec difficult&#xe9; quelques matin&#xe9;es, apr&#xe8;s-midi par semaine et pourquoi pas le soir et le dimanche&amp;nbsp; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, j&apos;exag&#xe9;re et grossis volontairement le trait, alors que je suis de tout coeur avec &lt;a href=&quot;http://tempsdelire.canalblog.com/archives/_le_probleme_avec____/index.html&quot;&gt;les biblioth&#xe9;caires&lt;/a&gt;. Mais je persiste &#xe0; penser qu&apos;il doit exister des initiatives locales originales ou des id&#xe9;es &#xe0; mettre en oeuvre afin de faciliter, lib&#xe9;rer l&apos;acc&#xe8;s aux livres, notamment pour les enfants.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 27 Jan 2007 13:52:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les fanatiques - Max Gallo</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/21/3758935.html</link><category>Gallo Max</category><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/21/3758935.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3758935/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/21/3758935.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/25/119080/9800460.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img height=&quot;177&quot; alt=&quot;fanatiques&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/90/25/119080/9800460_p.gif&quot; width=&quot;110&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;A priori un petit livre sans pr&#xe9;tentions, une surprise m&#xea;me : un Max Gallo qui ne s&apos;&#xe9;tale pas sur quatre ou cinq tomes, pas de guerres napol&#xe9;onniennes en vue, ni Romains. &lt;br /&gt;Le titre interpelle un peu, la 4&#xe8;me de couverture m&apos;intrigue. &lt;br /&gt;Et d&#xe8;s les premi&#xe8;res lignes, c&apos;est un thriller qui se dessine sur fond d&apos;islamisme et de fanatisme.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pr&#xe9;sentation de l&apos;&#xe9;diteur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Claire est devenue A&#xef;sha. Elle a choisi, en se mariant, de se convertir &#xe0; l&apos;islam. Son p&#xe8;re, Julien Nori, professeur en Sorbonne, vit cette d&#xe9;cision comme un &#xe9;chec personnel. Homme des Lumi&#xe8;res, il craint le retour des inquisitions, des fanatismes. Il redoute le choc des civilisations. Le choix de sa fille le bouleverse, remet en cause ses convictions, tout ce qu&apos;il a cru transmettre. Il veut comprendre, renouer le dialogue avec Claire. Mais il ne rencontre qu&apos;A&#xef;sha. &lt;br /&gt;Un jour d&apos;octobre, il est assassin&#xe9; &#xe0; Paris, &#xe0; quelques pas de sa Sorbonne. Vengeance d&apos;un fanatique ou fait divers sordide, maquill&#xe9; en crime islamique ? Max Gallo m&#xe8;ne l&apos;enqu&#xea;te.&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le sujet est ambitieux, sensible, et l&apos;efficacit&#xe9; Max Gallo fonctionne &#xe0; merveille. Certes il ne faut pas s&apos;attendre &#xe0; une finesse d&apos;&#xe9;criture, &#xe0; une grande profondeur des personnages, les descriptions des caract&#xe8;res restent assez simplistes, voir caricaturales. Pourtant, je suis contente de l&apos;avoir lu, il met &#xe0; jour nos craintes, soul&#xe8;vent des questions.&amp;nbsp; Le narrateur apparait l&#xe2;che, d&#xe9;cadent et face &#xe0; lui, se dresse sa fille en paragon de vertu. Sous couvert d&apos;&#xe9;rudition, de notori&#xe9;t&#xe9; et respectabilit&#xe9;, la fille Claire et son mari laissent transpara&#xee;tre un islam extr&#xe9;miste.&lt;br /&gt;L&apos;opposition de deux modes de vie radicalement diff&#xe9;rents, qui ne peuvent se retrouver est un peu facile, mais apr&#xe8;s avoir lu la derni&#xe8;re page, on s&apos;interroge encore.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Fayard paru en juin 2006,&amp;nbsp; 250 pages, 18 €.&lt;/font&gt; &lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 21 Jan 2007 20:44:00 GMT</pubDate></item><item><title>L&apos;&#xe9;t&#xe9; assassin - Liz Rigbey</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/14/3692334.html</link><category>Rigbey Liz</category><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/14/3692334.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3692334/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/14/3692334.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/11/19/119080/9627757.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;ete_assasin&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/11/19/119080/9627757_p.jpg&quot; width=&quot;179&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Apr&#xe8;s les f&#xea;tes, les soldes, rien de tel qu&apos;un petit polar, pour se remettre sur pied. Celui-ci n&apos;a pas failli &#xe0; sa mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a tous les bons ingr&#xe9;dients : myst&#xe8;res, secrets de famille, belles h&#xe9;ro&#xef;nes et d&#xe9;traqu&#xe9;s, sans pour autant tomber dans le M.H.Clark.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pr&#xe9;sentation de l&apos;&#xe9;diteur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Le p&#xe8;re de Lucy vient de mourir, noy&#xe9; dans la m&#xea;me crique que son fils quelques ann&#xe9;es auparavant. Co&#xef;ncidence malheureuse ? Non, la police est formelle : c&apos;est un meurtre. Mais qui pouvait en vouloir &#xe0; ce respectable professeur de g&#xe9;ologie ? Et pourquoi, la veille de sa mort, avait-il intim&#xe9; &#xe0; sa fille de ne jamais revenir aupr&#xe8;s des siens ? Lucy n&apos;a pas revu sa famille depuis trois ans. Trois ann&#xe9;es d&apos;apaisement loin de sa Californie natale et de souvenirs qui sont autant de d&#xe9;chirures. De retour dans la maison de son enfance, elle cherche d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;ment des r&#xe9;ponses : des pistes multiples, confuses se pr&#xe9;sentent &#xe0; elle, de douloureuses images remontent peu &#xe0; peu &#xe0; la surface. Il faudra pourtant que Lucy puise au plus profond de sa m&#xe9;moire et de son histoire familiale pour faire toute la lumi&#xe8;re sur les drames qui l&apos;ont frapp&#xe9;e...&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#xe9;but est assez &#xe9;nigmatique, cette jeune femme banqui&#xe8;re aux r&#xe9;actions surprenantes, j&apos;ai mis quelque temps avant de comprendre qui elle &#xe9;tait, mais rapidement l&apos;effet polar agit et je n&apos;ai plus l&#xe2;ch&#xe9; le livre.&lt;br /&gt;Ce n&apos;est pas le livre de l&apos;ann&#xe9;e, mais apr&#xe8;s tout on est seulement le 14 janvier, et un peu de l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9;, de suspens ne font pas de mal. Alors n&apos;h&#xe9;sitez pas &#xe0; vous le procurer, pour un dimanche apr&#xe8;s-midi par exemple &#xe0; la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Pocket paru le 4 mai 2006 - 6,60€&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 14 Jan 2007 20:57:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tours et d&#xe9;tours de la vilaine fille - Mario Vargas Llosa</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/02/3579194.html</link><category>Vargas Llosa Mario</category><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/02/3579194.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3579194/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2007/01/02/3579194.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/08/00/119080/9307646.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/84/119080/9307665.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;166&quot; alt=&quot;llosa&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/66/84/119080/9307665_p.gif&quot; width=&quot;110&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#cc0000&quot;&gt;Belle ann&#xe9;e 2007, riche de joies, de bonheur et de belles lectures &#xe0; vous tous&lt;/font&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n&apos;ai pas de bilan, de top 10 &#xe0; vous proposer, je commence seulement &#xe0; me remettre de mes agapes de fin d&apos;ann&#xe9;e et dresser un quelconque r&#xe9;capitulatif est encore au-dessus de mes forces. &lt;br /&gt;Je me contente pour l&apos;instant d&apos;appr&#xe9;cier les listes des autres blogs, j&apos;ai aim&#xe9; celles d&apos; &lt;a href=&quot;http://biblioallie.canalblog.com/archives/_bilan_litteraire_/index.html&quot;&gt;Allie&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://meslectures.over-blog.com/article-5100372.html&quot;&gt;Barbarella&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://biblioblog.fr/index.php/2006/12/31/407-bilan-de-l-annee-2006&quot;&gt;Biblioblog&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/&quot;&gt;Clarabel&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-5079269.html&quot;&gt;Clarinette&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cuneipage.over-blog.com/article-4963660.html&quot;&gt;Cun&#xe9;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://elfique2.canalblog.com/archives/2007/01/01/index.html&quot;&gt;Elfe&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://chezfrisette.blogspirit.com/archive/2006/12/28/la-palme-de-2006-va-a.html&quot;&gt;Frisette&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-5075346.html&quot;&gt;Florinette&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://livralire.canalblog.com/archives/2007/01/01/3565144.html&quot;&gt;Gambadou&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://lesjardinsdhelene.over-blog.com/article-5082331-6.html&quot;&gt;Laure&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://yansor.blogs.psychologies.com/fig_tree/2006/12/best_of_2006.html&quot;&gt;Tatiana&lt;/a&gt;, &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, une fois les cadeaux de No&#xeb;l, rang&#xe9;s ou fi&#xe8;rement arbor&#xe9;s, d&#xe9;marrons joyeusement cette ann&#xe9;e.&lt;br /&gt;Mon coup de coeur 2007 (n&apos;ayons pas peur des mots), c&apos;est le dernier livre de Mario Vargas Llosa. Tous les ingr&#xe9;dients que j&apos;aime sont r&#xe9;unis, de la passion, de l&apos;humour, de la folie et une touche d&apos;invraisemblance. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Pr&#xe9;sentation de l&apos;&#xe9;diteur.&lt;br /&gt;Que de tours et de malices chez cette &amp;quot; vilaine fille &amp;quot;, toujours et tant aim&#xe9;e par son ami Ricardo, le &amp;quot; bon gar&#xe7;on &amp;quot;. Ils se rencontrent pour la premi&#xe8;re fois au d&#xe9;but des ann&#xe9;es cinquante, en pleine adolescence, dans l&apos;un des quartiers les plus hupp&#xe9;s de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d&apos;une jeunesse dor&#xe9;e qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne conna&#xee;t d&apos;autre souci que les chagrins d&apos;amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu&apos;on appelait &#xe0; Miraflores &amp;quot; la petite Chilienne &amp;quot; allait devenir, quelques ann&#xe9;es plus tard, une farouche gu&#xe9;rillera dans la Cuba de Castro, puis l&apos;&#xe9;pouse d&apos;un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D&apos;une &#xe9;poque, d&apos;un pays &#xe0; l&apos;autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son d&#xe9;sir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Il n&apos;est jamais facile d&apos;&#xe9;crire l&apos;histoire d&apos;une obsession. Mais la difficult&#xe9; est encore plus grande quand il s&apos;agit d&apos;une obsession amoureuse et quand l&apos;histoire que l&apos;on raconte est celle d&apos;une passion. Mario Vargas Llosa avait d&#xe9;j&#xe0; affront&#xe9; ce d&#xe9;fi par le pass&#xe9; dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l&apos;un de ses romans les plus populaires. Et voici qu&apos;il le rel&#xe8;ve encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-com&#xe9;die o&#xf9; &#xe9;ros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et d&#xe9;tours de la vilaine fille est bien cela : la g&#xe9;ographie moderne d&apos;un amour fou.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux constantes servent de fil rouge dans ce livre, le narrateur amoureux &#xe9;perdu, maintes fois transi et Paris. Avec Mario Vargas Llosa, vous allez traverser le monde de part en part, &#xe0; la suite de &amp;quot;la vilaine fille&amp;quot;, objet cruel de la passion du narrateur, &#xe0; chaque retrouvaille l&apos;h&#xe9;ro&#xef;ne dot&#xe9;e d&apos;un nouveau mari, &#xe0; chaque fois un peu plus improbable que le pr&#xe9;c&#xe9;dent, brise le coeur de son fid&#xe8;le admirateur.&lt;br /&gt;Malheureusement, maitrisant insufisamment l&apos;espagnol, je l&apos;ai lu en fran&#xe7;ais, pourtant j&apos;ai eu l&apos;impression d&apos;entendre l&apos;accent sud-am&#xe9;ricain en tournant les pages.&lt;br /&gt;J&apos;aime le rythme soutenu, l&apos;atmosph&#xe8;re exotique et la folie contenue dans ce livre. Difficile de l&#xe2;cher cette histoire si riche en rebondissements.&lt;br /&gt;A lire sans tarder, pour un d&#xe9;but d&apos;ann&#xe9;e en gaiet&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Gallimard paru en octobre 2006 - 404 pages&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 02 Jan 2007 22:48:00 GMT</pubDate></item><item><title>La travers&#xe9;e de l&apos;&#xe9;t&#xe9; - Truman Capote</title><dc:creator>Agapanthe</dc:creator><link>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2006/12/20/3456391.html</link><comments>http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2006/12/20/3456391.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://tempsdelire.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/3456391/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://tempsdelire.canalblog.com/archives/2006/12/20/3456391.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/15/119080/8965145.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/58/38/119080/9025861.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; alt=&quot;traversse&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/58/38/119080/9025861_p.jpg&quot; width=&quot;199&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Merci &#xe0; celui qui a retrouv&#xe9; ce premier livre, in&#xe9;dit de Truman Capote, &#xe9;crit entre dix-neuf et vingt-neuf ans. Son auteur n&apos;avait pas souhait&#xe9; le publier, car il souhaitait le retravailler, qu&apos;aurait-il pu nous apporter de plus?&lt;br /&gt;Court mais tr&#xe8;s intense, avec un m&#xe9;lange d&apos;indolence, de d&#xe9;raisonnable et de superficialit&#xe9;, toute l&apos;atmosph&#xe8;re new-yorkaise des ann&#xe9;es 50.&lt;br /&gt;Aux antipodes de nos consid&#xe9;rations caniculaires estivales, l&apos;h&#xe9;ro&#xef;ne de Truman Capote nous emporte dans un New-York br&#xfb;lant et d&#xe9;sert&#xe9; de ses riches habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pr&#xe9;sentation de l&apos;&#xe9;diteur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Grady McNeil a dix-sept ans et l&apos;&#xe2;me passionn&#xe9;e. Alors que ses riches parents vont passer l&apos;&#xe9;t&#xe9; en Europe, elle se retrouve seule dans un New York vibrant sous la canicule. D&#xe9;laissant le luxe de la Cinqui&#xe8;me Avenue, elle tombe amoureuse de Clyde, gardien de parking &#xe0; Broadway. Ils s&apos;aiment, mais de fa&#xe7;on diff&#xe9;rente. La fiert&#xe9; provocante de Grady et la nonchalance de Clyde vont peu &#xe0; peu les entra&#xee;ner vers de dangereux pr&#xe9;cipices. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors oui, il faut le lire, d&apos;abord &#xe7;a r&#xe9;chauffe, m&#xea;me si le concept de temp&#xe9;rature avoisinant les 40&#xb0; C nous parait d&#xe9;nu&#xe9; de sens en ces rudes temps de froid polaire. Ensuite et surtout, c&apos;est tr&#xe8;s bien &#xe9;crit, la d&#xe9;rive des personnages dans ce New-York d&#xe9;peupl&#xe9; est extr&#xea;mement bien analys&#xe9;, retranscrite et la chute qui se profile est presque un soulagement lorsqu&apos;elle arrive enfin.&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;Grasset paru le 13 septembre 2006 - 203 pages -12,90€&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 20 Dec 2006 14:02:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>