connollyLe titre a des accents d'eau de rose, qui ne reflète absolument pas l'esprit du livre. Le parfum de ce livre serait plutôt le souffre.
L'ai-je aimé ? Pas vraiment, cet univers glauque, triste et sadique m'a franchement déplu, j'arrête les qualificatifs avant de vous dégoûter définitivement d'ouvrir le dernier Joseph Connolly.
Pourtant j'aurais dû être plus circonspecte dans mon choix, je n'avais pas été très enthousiasmée par son précédent ouvrage "Vacances anglaises" (L'Olivier, 2000), adapté au cinéma par Michel Blanc sous le titre Embrassez qui vous voudrez.

Présentation de l'éditeur
Banlieue de Londres, années 50. La famille Coyle est au bord de l'explosion : le père partage son temps entre un boulot minable, une prostituée, le whisky et le poker ; la mère tente tant bien que mal de faire tourner la maison -, la fille se rebelle contre une éducation religieuse trop rigide -, le fils ne rêve que d'une chose, avoir comme son meilleur copain un poste de télévision. Lorsque l'appareil tant convoité arrive enfin, pour Clifford, le bonheur est total. Mais la catastrophe est proche. Les mésaventures des Coyle, contées tour à tour par les quatre membres de cette famille, sont l'occasion pour Joseph Connolly de mettre en scène les bouleversements de la société anglaise d'après-guerre. Et de passer au vitriol des notions aussi " dépassées " que l'amour, la fidélité, la maternité.

Cette présentation très édulcorée, omet d'évoquer les autres thèmes du livre qui sont l'inceste, le viol, le sadisme, le proxénétisme,... tout un programme.
Pour autant, il serait réducteur de résumer ce livre avec ces quelques mots, il y a de très bons passages, les réflexions des membres de la famille, surtout dans la première partie sont très fortes, très justes. Connolly dépeint parfaitement la vie dans les années 50, les sentiments, les espoirs et désillusions de chacun sont émouvants.
Mais au fil des pages, cela s'alourdit et finit dans des situations apocalyptiques, sans grand souci de crédibilité. En refermant le livre, le goût qu'il laisse est amer, une sensation d'écoeurement, vite passons à autre chose.

Flammarion paru en janvier 2007 - 480 pages - 19,90€