Oui, j'ai le temps de Lire

... ou je le prends. Des critiques subjectives de livres récents.

27 janvier 2007

La bibliothèque à l'école

enf_lectureecole2Certains parents de mes amis se sont plaints de la difficulté de faire entrer les livres à l'école.
Quel toupet !
Tout le monde sait que tout est mis en oeuvre, afin qu'à date fixe les enfants accèdent à la bibliothèque de l'école ou de la commune.
Justement le problème réside dans ces termes :"à date fixe", l'accès est limité, contingenté.

bibli_3Un de ces parents amis, s'était réjouit lors de son arrivée dans une nouvelle école, de la proximité de la bibliothèque municipale. En effet, très astucieusement une des portes dudit édifice public ouvre directement sur la cour de récréation.
Enchanté, naïf qu'il était, il voyait déjà ces enfants aller-venir à la bibilothèque, à l'heure du déjeuner par exemple.
C'était sans compter avec les complications administratives et le bel enthousiasme des bibliothécaires "et quand est-ce qu'on va déjeuner nous ?".

Ces parents d'élèves ne doutent de rien, ils devraient pourtant savoir que les bibliothèques sont déjà ouvertes avec difficulté quelques matinées, après-midi par semaine et pourquoi pas le soir et le dimanche  !

Bon, j'exagére et grossis volontairement le trait, alors que je suis de tout coeur avec les bibliothécaires. Mais je persiste à penser qu'il doit exister des initiatives locales originales ou des idées à mettre en oeuvre afin de faciliter, libérer l'accès aux livres, notamment pour les enfants.

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21 janvier 2007

Les fanatiques - Max Gallo

fanatiquesA priori un petit livre sans prétentions, une surprise même : un Max Gallo qui ne s'étale pas sur quatre ou cinq tomes, pas de guerres napoléonniennes en vue, ni Romains.
Le titre interpelle un peu, la 4ème de couverture m'intrigue.
Et dès les premières lignes, c'est un thriller qui se dessine sur fond d'islamisme et de fanatisme.

Présentation de l'éditeur
Claire est devenue Aïsha. Elle a choisi, en se mariant, de se convertir à l'islam. Son père, Julien Nori, professeur en Sorbonne, vit cette décision comme un échec personnel. Homme des Lumières, il craint le retour des inquisitions, des fanatismes. Il redoute le choc des civilisations. Le choix de sa fille le bouleverse, remet en cause ses convictions, tout ce qu'il a cru transmettre. Il veut comprendre, renouer le dialogue avec Claire. Mais il ne rencontre qu'Aïsha.
Un jour d'octobre, il est assassiné à Paris, à quelques pas de sa Sorbonne. Vengeance d'un fanatique ou fait divers sordide, maquillé en crime islamique ? Max Gallo mène l'enquête.

Le sujet est ambitieux, sensible, et l'efficacité Max Gallo fonctionne à merveille. Certes il ne faut pas s'attendre à une finesse d'écriture, à une grande profondeur des personnages, les descriptions des caractères restent assez simplistes, voir caricaturales. Pourtant, je suis contente de l'avoir lu, il met à jour nos craintes, soulèvent des questions.  Le narrateur apparait lâche, décadent et face à lui, se dresse sa fille en paragon de vertu. Sous couvert d'érudition, de notoriété et respectabilité, la fille Claire et son mari laissent transparaître un islam extrémiste.
L'opposition de deux modes de vie radicalement différents, qui ne peuvent se retrouver est un peu facile, mais après avoir lu la dernière page, on s'interroge encore.

Fayard paru en juin 2006,  250 pages, 18 €.

Posté par Agapanthe à 21:44 - Gallo Max - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 janvier 2007

L'été assassin - Liz Rigbey

ete_assasinAprès les fêtes, les soldes, rien de tel qu'un petit polar, pour se remettre sur pied. Celui-ci n'a pas failli à sa mission.

Il y a tous les bons ingrédients : mystères, secrets de famille, belles héroïnes et détraqués, sans pour autant tomber dans le M.H.Clark.

Présentation de l'éditeur
Le père de Lucy vient de mourir, noyé dans la même crique que son fils quelques années auparavant. Coïncidence malheureuse ? Non, la police est formelle : c'est un meurtre. Mais qui pouvait en vouloir à ce respectable professeur de géologie ? Et pourquoi, la veille de sa mort, avait-il intimé à sa fille de ne jamais revenir auprès des siens ? Lucy n'a pas revu sa famille depuis trois ans. Trois années d'apaisement loin de sa Californie natale et de souvenirs qui sont autant de déchirures. De retour dans la maison de son enfance, elle cherche désespérément des réponses : des pistes multiples, confuses se présentent à elle, de douloureuses images remontent peu à peu à la surface. Il faudra pourtant que Lucy puise au plus profond de sa mémoire et de son histoire familiale pour faire toute la lumière sur les drames qui l'ont frappée...

Le début est assez énigmatique, cette jeune femme banquière aux réactions surprenantes, j'ai mis quelque temps avant de comprendre qui elle était, mais rapidement l'effet polar agit et je n'ai plus lâché le livre.
Ce n'est pas le livre de l'année, mais après tout on est seulement le 14 janvier, et un peu de légèreté, de suspens ne font pas de mal. Alors n'hésitez pas à vous le procurer, pour un dimanche après-midi par exemple à la maison.

Pocket paru le 4 mai 2006 - 6,60€

Posté par Agapanthe à 21:57 - Rigbey Liz - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2007

Tours et détours de la vilaine fille - Mario Vargas Llosa

llosaBelle année 2007, riche de joies, de bonheur et de belles lectures à vous tous.

Je n'ai pas de bilan, de top 10 à vous proposer, je commence seulement à me remettre de mes agapes de fin d'année et dresser un quelconque récapitulatif est encore au-dessus de mes forces.
Je me contente pour l'instant d'apprécier les listes des autres blogs, j'ai aimé celles d' Allie, Barbarella, Biblioblog, Clarabel, Clarinette, Cuné, Elfe, Frisette, Florinette, Gambadou, Laure et Tatiana,

Alors, une fois les cadeaux de Noël, rangés ou fièrement arborés, démarrons joyeusement cette année.
Mon coup de coeur 2007 (n'ayons pas peur des mots), c'est le dernier livre de Mario Vargas Llosa. Tous les ingrédients que j'aime sont réunis, de la passion, de l'humour, de la folie et une touche d'invraisemblance.

Présentation de l'éditeur.
Que de tours et de malices chez cette " vilaine fille ", toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le " bon garçon ". Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores " la petite Chilienne " allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher. Il n'est jamais facile d'écrire l'histoire d'une obsession. Mais la difficulté est encore plus grande quand il s'agit d'une obsession amoureuse et quand l'histoire que l'on raconte est celle d'une passion. Mario Vargas Llosa avait déjà affronté ce défi par le passé dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l'un de ses romans les plus populaires. Et voici qu'il le relève encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou.

Deux constantes servent de fil rouge dans ce livre, le narrateur amoureux éperdu, maintes fois transi et Paris. Avec Mario Vargas Llosa, vous allez traverser le monde de part en part, à la suite de "la vilaine fille", objet cruel de la passion du narrateur, à chaque retrouvaille l'héroïne dotée d'un nouveau mari, à chaque fois un peu plus improbable que le précédent, brise le coeur de son fidèle admirateur.
Malheureusement, maitrisant insufisamment l'espagnol, je l'ai lu en français, pourtant j'ai eu l'impression d'entendre l'accent sud-américain en tournant les pages.
J'aime le rythme soutenu, l'atmosphère exotique et la folie contenue dans ce livre. Difficile de lâcher cette histoire si riche en rebondissements.
A lire sans tarder, pour un début d'année en gaieté.

Gallimard paru en octobre 2006 - 404 pages

Posté par Agapanthe à 23:48 - Vargas Llosa Mario - Commentaires [25] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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