30 août 2006
Moi, Charlotte Simmons - Tom Wolfe
... je ne suis pas fan. Certes, elle est attendrissante cette petite provinciale naïve et très intelligente. Tom Wolfe n'a pas lésiné sur les attraits de son héroïne, elle est belle (sans s'en douter bien sûr), brillante (première de la classe), prude (sans commentaire) et fortement raisonnable. Elle est dotée également d'un ego surdimensionné, et cela devient lassant après quelques centaines de pages.
Car en plus, Tom Wolfe s'est répandu sur plus de six cents pages (et sans sauts de chapitres toutes les trois pages), mais rassurez-vous si vous enlevez tous les "fuck, fucking" et autres dérivés, vous gagnez deux cents pages. Il est vrai que je n'éprouve pas une tendresse particulière pour ce langage à priori typique et authentique des étudiants américains.
Pour résumer le livre, la jeune Charlotte Simmons obtient une bourse dans une grande université américaine, grâce à ses excellents résultats. Elle quitte sa petite ville des montagnes, toute empreinte de sa supériorité intellectuelle, de sa capacité de travail et de son extrême réserve quant à toutes activités pratiquées assidûment par les étudiants américains, soient boire, baiser et assister aux matchs de basket. Elle sera confrontée à des problèmes existentiels, que mettre pour sortir, quel garçon choisir, comment vivre après une humiliation, j'en passe et certainement de meilleures.
Présenté comme un roman d'apprentissage, je suis sceptique, ou alors apprentissage de quoi ?
Alors, le lire, oui si on veut enrichir son vocabulaire estudiantin (quoique 5 mots supplémentaires tout au plus), oui si on veut mieux connaître le mode vie des jeunes américains avant de partir faire un 3ème cycle là-bas (cela fait vraiment envie!), et non si on n'a pas une semaine à perdre sur un pavé (en plus c'est même plus les vacances) et non si on aime les USA, on pourrait être déçu.
J'oubliais de préciser que ce gros livre est édité par Robert Laffont, signe de grande qualité ...commerciale et là j'ai tout dit.
| Robert Laffont paru le 23 mars 2006 - 651 pages -24€ | |
21 août 2006
Rien de grave - Justine Lévy
Oh surprise!
Le hasard d'une bibliothèque fournie dans une maison de location, m'a mise en face des tribulations sentimentales de Justine Lévy. Etant convaincue de la vacuité de l'ouvrage, je ne pensais jamais le lire, ayant cessée de m'adonner aux lectures estivales de Gala et Voici, je ne comptais absolument pas retomber dans une tragédie people étalée sur 200 pages.
Cependant, mes certitudes avaient été largement ébranlées par un billet élogieux et les commentaires suscités sur des blogs. Alors ne résistant plus, j'ai lu Rien de grave.
Sans jamais perdre vraiment de vue le côté très parisien de l'histoire, j'ai été touchée par la justesse de ses mots, l'histoire n'est pas celle que j'attendais, bien moins convenue et attendue que prévue. Justine Lévy se dévoile sans retenue, et même si cela m'irrite souvent, je n'ai pas lâché le livre, c'est vrai que l'on ne met pas trois jours non plus, à le lire (surtout en vacances).
Présentation de l'éditeur
" Tu t'attendais à quoi ? Je lui ai dit. Tu crois que ça va être facile de me quitter ? Tu crois que je vais te laisser faire comme ça ? J'ai lancé le cadre par terre, le verre s'est brisé mais comme c'était pas assez, j'ai bondi du lit et j'ai déchiré la photo, celle qu'il prétendait tant aimer, la photo de nous deux en mariés, beaux et légèrement ridicules, il y avait tant de monde qu'on ne connaissait pas à notre mariage qu'on est partis avant la fin. Il a eu l'air triste, plus de la photo déchirée que du fait de me quitter. Il a toujours été fou avec les photos. Parfois je me disais qu'il n'aimait les choses de la vie que pour les voir un jour en photo. Moi c'est le contraire, rien ne me fait plus peur qu'une photo de bonheur avec toute la quantité de malheur qu'elle promet, qu'elle contient, mais sans le dire, en cachant bien son jeu. Je ne savais pas encore que c'était la meilleure chose qui puisse m'arriver, qu'il me quitte. Comment j'aurais pu le savoir ? Il était toute ma vie, sans lui je n'existais pas. "
Entre la disparition de sa grand-mère chérie, la trahison et l'abandon de son amour, la dépendance aux médicaments, l'avortement, Justine Lévy n'a pas lésiné sur les moyens, mais au final il reste une histoire émouvante, cynique et attachante. Alors n'hésitez pas empruntez-le, achetez-le, il est sorti en poche.
L.G.F Livre de Poche paru le 5 Oct 2005 - 219 pages - 5,5 €
09 août 2006
Cocaïne et tralala - Kerry Grennwood
J'en reprendrai bien une pincée.
Un policier qui sort de l'ordinaire, bien loin des standards américains et des brumes anglaises. C'est vrai, on reste dans l'aristocratie, avec ce côté frivole, sans peur et très détaché des questions d'ordre matériel. Très loin des prétentions d'horreur, de suspense haletant et autres.
Présentation de l'éditeur
Au cœur des Années folles, Phryne Fisher, jeune aristocrate anglaise au caractère bien trempé, n'en fait qu'à sa tête ! Intrépide, exubérante et d'une élégance sans égale, cette "garçonne" ne craint qu'une chose : l'ennui. Aussi, quand on lui propose de partir en Australie à la recherche d'une riche héritière menacée, y voit-elle l'occasion inespérée de fuir les fastidieuses soirées londoniennes. Sans une hésitation, la voilà en route, mais dès sa descente de bateau l'attendent faiseurs d'anges, trafiquants de drogue et communistes exaltés... Toute l'aventure et le danger dont elle rêvait ! De cocktails chic en courses-poursuites haletantes, Phryne Fisher mènera sa première enquête tambour battant, pour le plus grand péril des bandits et des cœurs.
On plonge avec joie, dans les aventures de cette farfelue jeune femme. L'air de rien, la jeune détective affronte des problèmes de société sérieux tels que la drogue, les avortements clandestins,... mais sans jamais sombrer dans l'horreur, le sanguinolent.
A adopter tout de suite, petit format idéal pour sac de plage ou besace de travailleur aoutien, avec des suites déjà éditées.
10/18 paru le 4 mai 2006 - 246 pages - 7,30€
