janicot

Bien sûr, nous n'avons pas de problème nous lecteurs, avec notre mère!
Mais en écoutant les deux versions de la mère et du fils en parrallèle, on se dit que finalement tout n'est pas si clair et net.

Présentation de l'éditeur
« Nous pouvons faire un bout de chemin ensemble ». C’est la phrase-clé et presque rituelle que prononce le Docteur David Holstein au moment de prendre en analyse Aaron-Pierre, quarante ans, orphelin de père et quasiment de mère. Comme son prénom le suggère, il est le fils d’une mère juive et d’un père catholique, ce qui ne lui simplifie pas la vie. Mais cette histoire serait banale si parallèlement aux propos d’Aaron-Pierre sur le divan, ne venaient en contrepoint, s’ajouter le journal de sa mère, 40 ans plus tôt, où elle relate les grandes étapes de son existence : jeune fille de 20 ans amoureuse de son mari, puis jeune mère attentive et parfaite, rapidement mise face à l’injustifiable : frappée et surveillée par son mari, avocat versaillais respectable et sûr de lui, qui lui fait du chantage pour l’empêcher de divorcer. Elle devient peu à peu une épouse déçue, épuisée, bientôt murée dans la frigidité et la révolte conjugale. Parviendra-t-elle à se libérer de cet homme qui a plus d’ambition que d’état d’âme ? D’ailleurs, son malheur vient-il réellement de lui ? Et qu’adviendra-t-il de leur fils unique, pris dans cette tourmente ?
A travers le double récit d’Aaron-Pierre et de sa mère, le roman d’un jeune homme angoissé en même tant qu’habile et cynique, qui mène sa vie tant bien que mal jusqu'au dénouement surprenant et cocasse.
janicot_famille

J'ai pris ce livre sur les recommandations de Clarabel et au vu de la 4ème de couverture, je ne m'attendais pas à ce ton détaché, ironique et sans complaisance. Certainement après ce livre, vous ne regarderez plus votre mère de la même façon, mais n'oubliez pas que tous les pères non plus ne ressemblent pas à celui du héros. Même si l'on peut reprocher certaines facilités parfois sur la condition féminine des annés 60, il n'en reste pas moins que le portrait de la mère est touchant.

J'ai beaucoup apprécié ce livre, la fin est en harmonie avec le livre et satisfaisante pour les lecteurs. Aussi, je vais rapidement lire le dernier ouvrage de Stéphanie Janicot "Cet effrayant besoin de famille".

Et en plus l'auteur a son site perso : Stéphanie Janicot

Le Livre de Poche paru le 18 février 2004 - 254 pages - 5,5€