biblio_3... qu'elle soit municipale ou associative, c'est que je l'aime à peu près autant qu'elle m'exaspère.
Elle est indispensable aux habitants d'une ville ou d'un village, mais la frustration qu'elle engendre et parfois à la limite du supportable. Que celui ou celle qui n'est jamais revenu déçu de la Bibliothèque, parce qu'une fois de plus ce livre dont on avait très envie, n'a pas été acheté ou déjà emprunté.

Pourtant, je salue et respecte le travail (très souvent bénévole) de ces bibliothécaires, il est fantastique.
Le point noir, c'est la sélection de livres. Trop souvent, le budget est très serré et les achats sont limités, le choix va consister à plaire au plus grand nombre, sans prendre de risques. Et la population de référence est souvent "la ménagère de plus de 50 ans" (ce n'est pas une réflexion condescendante, j'utilise seulement un langage marketing).

D'autant plus, que la plupart des bibliothécaires qui font ce travail (et ce n'est pas un vain mot, cela prend du temps) ne sont pas vraiment dans la même configuration âge-activité que moi. Nous avons donc des goûts communs limités.

Au final, je trouve peu de livres qui me correspondent, qui m'étonnent, qui m'enthousiasment, l'offre est modeste et trop uniforme. Le dialogue, le renouveau n'est pas toujours facile à instaurer, sans blesser les susceptibilités. biblio_1

Si les achats sont restreints, le fonds de livres n'est pas toujours très attractif, il y a souvent un stock de best-seller des années 60 à 80, qui n'ont marqués les esprits que de façon très éphémère et ne suscitent plus l'engouement de grand monde.

Par contre, pour les enfants, le choix et la diversité sont toujours de qualité, alors samedi quand j'amènerai mes enfants emprunter quelques livres, j'en trouverai bien un ou deux pour moi, quoi que j'en dise et je serai ravie.